Berlin et Potsdam par Françoyse Krier

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Berlin et Postdam, deux villes chargées d’Histoire qu’une vingtaine de Voltairiens de Ferney ont pu découvrir en mai 2016.

Le coeur historique de Berlin

Dès 1740, année du début du règne de Fédéric II, des mesures furent prises en vue de la construction du “Forum Fridericianum”, conçu pour être le centre de Berlin. Projection de l’idéal selon Frédéric II, alliance entre la royauté, l’art et la science…

Ancienne allée cavalière, longue de 1,4 kilomètres, l’avenue Unter den Linden – “Sous les tilleuls” – est l’artère la plus majestueuse de Berlin. Elle s’étire de l’Alexanderplatz à la Pariser Platz sur laquelle est érigée la porte de Brandebourg. Quatre rangées de tilleuls ont donné son nom à cette artère bordée de nombreuses institutions, ambassades construites ou reconstruites, l’Université Humboldt, le Staatsoper, le Palais du Kronprinz lequel devenu Frédéric II délaissera ce palais pour vivre dans celui de Sans-Souci à Potsdam…

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Dressée au centre de cette avenue, la statue équestre – 13,5 m – de celui qui fut surnommé «der Alte Fritz», a nécessité 20 ans de travail.

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Rivière allemande et tchèque, la Spree serpente entre les monuments de la ville.

Bebelplatz

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Cette place du XVIIIème siècle compte un opéra – le premier à ne pas être adossé à un château, où, selon Voltaire « les plus belles voix et les meilleurs danseurs » se produisaient –, une bibliothèque et une cathédrale au dôme vert, dédiée à sainte Edwige, patronne de Silésie et du Brandebourg. Commandée en 1747 par Frédéric II qui pratiquait la tolérance religieuse, elle fut été la première église catholique construite en Allemagne après la Réforme protestante.

Détruit par un incendie en 1843, puis détruit à nouveau pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Opéra fut reconstruit en 1955.

En face, l’Ancienne Bibliothèque, construite entre 1775 et 1780. La forme  incurvée de sa façade  baroque lui a valu le surnom de « Commode ». Détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut reconstruite entre 1963 et 1968.

Voltaire à Berlin

Peuplée alors de 100’000 habitants, Berlin comprenait une colonie française huguenote de plus de 7’000 âmes.

Voltaire ne fréquente point ces Français chassés par la révocation de l’Edit de Nantes, à l’exception du pasteur Formey, secrétaire perpétuel de l’académie, homme important qui dirige plusieurs journaux.

A Berlin, Voltaire ne vit pas au palais royal. Il fait des séjours à Charlottenbourg, et au pavillon du Belvédère édifié en bordure de la Spree, dans le parc du palais. Au temps de sa disgrâce, en décembre 1752, il prend pension dans la maison du conseiller Francheville, près de Gendarmenmarkt, place où sera brûlée sa “Diatribe du docteur Akakia, médecin du pape”.

Le philosophe évolue surtout dans le cercle de la famille royale. Il lit ses tragédies à la reine mère Sophie Dorothée à Monbijou, petit château près de la Spree. Il rend ses devoirs à l’épouse délaissée du roi, Élisabeth Christine, à Schönhausen, et fait jouer la comédie aux frères du roi, les princes Auguste Guillaume, Henri et Ferdinand. Il fréquente Tyrconnel, l’ambassadeur de France, puis son successeur le chevalier de La Touche. (Christiane Mervaud)

Bibliothèque engloutie

Une plaque de verre au ras des pavés attire les visiteurs déambulant sur la Bebelplatz. En se penchant, on peut apercevoir une bibliothèque aux  étagères vides.

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Le 10 mai 1933, à l’appel de Goebbels, des étudiants brûlèrent 20’000 livres « non allemands » pris dans les bibliothèques et les librairies. Un condisciple déclamait les noms des auteurs  concernés: Karl Marx, Karl Kautsky, Bertolt Brecht, Alfred Döblin, Lion Feuchtwanger, Sigmund Freud, Erich Kästner, Heinrich Mann, Carl von Ossietzky, Erich Maria Remarque, Kurt Tucholsky, Franz Werfel, Arnold Zweig et Stefan Zweig… La  “Bibliothèque engloutie” de l’artiste Micha Ullman rappelle l’événement, de même que, chaque année, les étudiants de l’Université Humboldt organisent une vente de livres sur la place. Un vers de Heinrich Heine est gravé : « Dort, wo man Bücher verbrennt, verbrennt man am Ende auch Menschen » (« Là où on brûle les livres, on finit par brûler les hommes »).

Un ouvrage de Voltaire aurait figuré parmi ceux consumés sur la Bebelplatz. Comme lors de l’autodafé organisé par les franquistes le 30 avril 1939, à l’Université de Madrid où furent brûlés des livres de Maxime Gorki, Sigmund Freud, Karl Marx, Lamartine, Jean-Jacques Rousseau et Voltaire…

La plus belle place  de Berlin

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Sur la Gendarmenmarkt – nommée ainsi à la mémoire du Régiment de Gens d’Armes – le KonzertHaus est entouré de la cathédrale allemande, construite en 1708, et de la cathédrale française, finie en 1705.  Au centre, de la place, trône une statue de Frédéric Schiller.

IMG_2901-2Ancien Théâtre National, la Salle de concert inaugurée en 1821, est le siège de l’Orchestre Symphonique de Berlin où fut créée la “Symphonie N° 9” de Beethoven. Wagner y dirigea son “Fliegender Holländer“.

Féministe avant la lettre

André Magnan évoque la Jaegerstrasse toute proche, où vécut Madame Bentinck, « ange tutélaire » de Voltaire qui la rencontra pour la première fois en décembre 1740. On dénombrera plus de 250 billets adressés à la “Sévigné de l’Allemagne” par Voltaire.

Née comtesse d’Aldenburg, apparentée à toutes les têtes couronnées en Europe, Charlotte-Sophie traîne avait été mariée à 18 ans, contre son gré, à Willem Bentinck, noble d’ascendance anglo-hollandaise, homme politique de premier plan en Hollande, qu’elle n’aimait pas. Femme forte, passionnée, elle rompit ce mariage en 1738. Privée de ses deux enfants, elle erra de cour en cour et de procès en procès, pour soutenir des litiges de pensions, des plans de revanche et de réparation contre ce mariage injuste qu’elle dénonça toujours. Catherine II a laissé d’elle dans ses Mémoires,  le portrait d’une provocante amazone, qui monte en homme, chante et danse comme une paysanne, et revendique ses amour. La comtesse demeura quatre ans à Berlin, sous la protection du roi de Prusse. Voltaire ­– qui la surnomme alors « la Reine de Saba », comme il a surnommé Frédéric  « le Salomon du Nord » – chercha pour elle des emprunts et des garanties, soutint ses démarches à Versailles. Ils se voyaient beaucoup, et s’écrivaient des petits billets pleins de sympathie et d’esprit. Elle quitta Berlin pour Vienne un an après Voltaire, mais le lien ne fut jamais rompu (André Magnan).

IMG_2970-2Sur le chemin menant au Café Einstein, Kurfürstenstraße 58, l’un “des plus beaux cafés de Berlin”, découverte d’une école française Voltaire et d’un Carré Voltaire en rococo surprenant : putti, cygnes, singes, perroquets, fleurs et fruits en bois peint.

Le palais de Sans-Souci

Destination Potsdam avec le guide Jean Guitard qui accompagne le groupe.  Passage devant le Moulin  à vent hollandais construit en 1787. Incendié en 1945, le Vieux moulin fut reconstruit en plusieurs étapes. Un différend aurait opposé Frédéric Le Grand et son meunier à qui il ordonna de quitter les lieux, et intenta un procès qu’il perdit. Constat conforme à l’Esprit des Lumières : dans les tribunaux, les lois doivent parler et le roi doit se taire.

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Retraite intimiste dédiée aux Arts, dominant les jardins en terrasses plantées de vigne, le palais d’été Sans-Souci fut construit entre 1745 et 1747, selon les plans de Frédéric II.

Réservé au roi et à ses proches qui y séjournaient de fin avril à début octobre, il n’y entrait jamais ni femmes ni prêtres. A 4 heures du matin, le roi reçoit ses secrétaires. Pas de protocole…

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La façade du « Versailles prussien » est ornée de cariatides et surmontée d’une coupole. Les salles foisonnent de motifs végétaux et animaliers. Au mur, des peintures collectionnées par le monarque, dont des œuvres de Watteau, Canaletto, Guardi…

IMG_3082La bibliothèque, où peu de personnes étaient autorisées à entrer, recèle plus de 2’000 ouvrages d’auteurs français, reliés en maroquin rouge ou brun. Dans le salon de musique au décor blanc et or, avaient lieu les concerts où le roi musicien participait en jouant de la flûte. Dans la salle de marbre, sous la coupole, se tenaient les fameux soupers philosophiques, conversations qui roulaient sur les sujets les plus variés, libres de ton.

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La chambre destinée à Voltaire présente un décor rococo surprenant : putti, cygnes, singes, perroquets, fleurs et fruits en bois peint. Le philosophe n’y aurait jamais dormi.

IMG_3097-2Dans la chambre à coucher du roi, on peut voir le portrait du monarque à l’âge de 50 ans, par Anton Graff, sa table de travail et le fauteuil dans lequel il mourut le 17 août 1786.

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Selon son souhait, et après bien des vissicitudes et transferts dus  aux périodes de guerre, Frédéric le Grand repose sous une simple dalle de la terrasse, entouré de ses chiens favoris. Selon la tradition, des pommes de terre – introduites en Prusse par le roi – y sont toujours déposées.

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Classé au patrimoine mondial, le parc couvre près de 300 hectares et compte plusieurs centaines d’espèces d’arbres. Jardin à la française aux formes géométriques, grande fontaine bordée de statues de marbre, charmilles, arboretum, gloriettes en treillis richement décorées, l’Orangerie, le Jardin sicilien, un harmonieux Pavillon chinois, céladon et or, inspiré d’un pavillon du parc du château de Lunéville, aux corniches et statues dorées à la feuillle.

IMG_3039-2La Maison du Dragon, construite entre 1770 et 1772,  a été aménagée en restaurant.

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La Friedenskirche, l’Eglise de la Paix, est entourée d’un plan d’eau bordé de platanes provenant d’un terrain ayant appartenu à Voltaire et replantés en ce lieu paisible.

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Frédéric II,  monarque éclairé

Rusé stratège de l’unité allemande, attaché à constituer la puissance de la Prusse, Frédéric II, né au château royal de Berlin le 24 janvier 1712, fut le plus illustre souverain de la dynastie des Hohenzollern. Eduqué dans l’amour de la culture française par sa gouvernante et son précepteur, il connaît une enfance éprouvante, sous la férule de son père Frédéric-Guillaume 1er, dit le «Roi-Sergent» dont la seule passion est la chose militaire.

En mai 1740, Frédéric devenu roi de Prusse hérite d’un royaume bien administré et d’une armée disciplinée de 80’000 hommes, grands gaillards recrutés à travers l’Europe par le Roi-Sergent. Il se lancera dans la guerre que son père n’osa pas faire. Son règne durera  46 ans.

Le jeune homme de 1m 93 épousera la princesse Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern, qu’il éloignera dès son couronnement. Il ne la verra plus que deux fois par an, à Berlin, pour les cérémonies officielles.

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Grand amoureux de la France, de sa langue, de sa littérature et de sa peinture, le jeune prince publie « L’anti-Machiavel », livre dans lequel il développe sa vision d’une monarchie constitutionnelle soucieuse du bien de ses  citoyens. Fin 1739, il soumet son ouvrage à l’approbation de son ami Voltaire qui corrige et préface ce qu’il appelle le «catéchisme des rois et de leurs ministres».

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Depuis longtemps, le prince entretient une correspondance soutenue avec Voltaire. Il écrit des pièces et des poèmes, toujours en français. « Je n’ai encore jamais lu de ma vie un livre en allemand, et je parle allemand comme un charretier ; mais je suis un vieil homme de quarante-six ans, et je n’ai plus le temps », écrira-t-il à Louise Gottsched, écrivain, poète et traductrice.

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Frédéric Il fera entrer la Prusse dans le Siècle des Lumières.

Le roi des philosophes et le roi philosophe

A l’arrivée de Voltaire en Prusse, en août 1750, les gazettes allemandes annoncèrent la nomination du nouveau chambellan royal.

VoltaireFredericII-2Frédéric II ne pouvait faire moins : la charge correspondait à celle de gentilhomme ordinaire de la chambre du roi de France, que Voltaire avait occupée, et dont il conservait le titre. Sa véritable fonction fut de réviser et de corriger les écrits littéraires en français de Sa Majesté prussienne, odes et discours, épîtres et mémoires, et le grand poème de L’Art* de la guerre. Avec la clef de chambellan, Voltaire avait reçu l’ordre* du Mérite. Il rendit ces « breloques » à Francfort*, en juin 1753, mais garda le surnom dont l’avaient affublé les plaisants de Paris, plus lourd à porter dans la postérité : celui de Prussien. (André Magnan).

Potsdam Menzel Table rondeFrédéric II et Voltaire forment dans la mémoire un couple emblématique,  éprouvant une véritable fascination mutuelle. Avant d’être l’objet d’affrontements passionnés, les relations de Frédéric II avec Voltaire furent d’abord épistolaires. Et malgré leurs différends, ils s’écriront jusqu’à la mort de Voltaire en 1778. De ce commerce de plus de quarante ans subsistent plus de sept cents lettres. (Christiane Mervaud).

Frédéric II fut véritablement ce « roi-philosophe » qu’admirait tant Voltaire. Il a développé l’agriculture, introduit l’industrie, amélioré les conditions de travail, aboli la censure de la presse et la torture des tribunaux.

Voltaire à Potsdam

Durant l’hiver, Voltaire logeait parfois au « Château de ville ». La troisième  résidence de l’écrivain à Potsdam fut le Marquisat, demeure du marquis D’Argens. « Le marquis D’Argens et moi-même, nous passons toute l’année ici, excepté six semaines de l’hiver, seul temps où le roi s’établit dans sa capitale.

Tout ce menu détail exposé, voyez, Monsieur, si vous voulez me faire la grâce d’accepter, je ne dis pas l’appartement, je dis le bouge que j’ai à Potsdam. Il est fort près du château, et c’est la seule raison qui m’a déterminé à prendre ce logement qu’on ne peut habiter que par excès de philosophie et qui est la plus vilaine chose du monde (…). Le séjour de Potsdam n’est fait que pour des guerriers ou des philosophes. Toute superfluité en est bannie » (à l’abbé de Prades, 18 juillet 1752).

Les relations entre les deux hommes se détériorent : ils en viennent à se critiquer par pamphlets interposés. Plusieurs scandales autour de Voltaire mènent à son départ de Prusse, le 26 mars 1753, avec l’accord du roi. Mais, emportant un livre de poésies du monarque avec lui, il se fait arrêter à Francfort et emprisonner un mois avec sa nièce Madame Denis, venue le rejoindre – humiliation qu’il vit très mal. Moreau de Maupertuis (mathématicien, astronome et physicien français) provoqua  la rupture définitive entre les deux illustres personnages. Voltaire renverra ses décorations et ses ordres accompagnés d’un quatrain : « Je les reçus avec tendresse / Je vous les rends avec douleur / C’est ainsi qu’un amant, dans son extrême ardeur / Rend le portrait de sa maîtresse. »

Ville de garnison

Transformée en camp d’entraînement par le père de Frédéric II, Potsdam connut des dommages considérables lors de la Seconde Guerre mondiale et fait encore l’objet d’une minutieuse restauration. Jean-Sébastien Bach y fut reçu par Frédéric II et Mozart y séjourna en 1789.

IMG_3137-2Le Quartier hollandais, enfilade de maisons en briques rouges rythmée par des pignons ornementaux : en 1752, le père de Frédéric II commanda la construction de 134 maisons, dans le style flamand afin d’y attirer des artisans hollandais et de relancer l’économie locale.

Le quartier hollandais hébergeait aussi des soldats et leurs familles. Le roi fit respecter l’esprit et la conception des plans voulus par son père. Pendant la seconde moitié du XVIIIème siècle, de nombreux artistes et artisans non néerlandais habitèrent le quartier hollandais pour les travaux de décoration de la nouvelle ville baroque de Frédéric II, devenue résidence royale.

Les maisons du quartier hollandais ont changé depuis leur construction, il y a environ 300 ans. Peu ont été remises dans l’état qui était le leur. Après la réunification, les Allemands de l’Est envoyèrent une délégation aux Pays-Bas en 1990 afin de découvrir et de réapprendre les techniques de restauration propre à ce type de maison. Aujourd’hui, les maisons de briques rouges abritent boutiques, restaurants, galeries, cafés comme la brasserie Zum Fliegenden Holländer, reconstruite à l’identique…

L’hôtel NH Voltaire**** se situe dans le centre de Potsdam, en face du quartier hollandais.

La colonie russe

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Alexandrovka : quartier construit en 1826 afin de célébrer l’alliance russo-prussienne. La colonie était composée d’artistes et chanteurs russes  servant dans l’armée impériale.

Ce petit village intégré au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999, comprend de 13 maisons russes à colonnes de bois sculptées, entourées de jardins. L’arrière-grand-père de Joachim Grigorieff, dernier descendant des colons russes, était un chanteur venu d’Ukraine, servant dans l’armée impériale.

Potsdam aujourd’hui

La ville a été dévastée dans la nuit du 14-15 avril 1945, par l’attaque de 24 bombardiers anglais, trois semaines avant la fin de la guerre.

Ville en plein essor économique, pôle universitaire et scientifique, Postdam compte aujourd’hui 153’000 habitants, trois écoles supérieures, 30 instituts de recherche et une Voltaireschule.

Potsdam s’avère un endroit décontracté qui se destine au tourisme.

Texte et photos: Françoyse Krier

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FKm Françoyse Krier

Arts décos et conservatoire en Alsace-Lorraine, formation artistique débouchant sur une carrière axée sur la presse, la culture.

Le plus grand plaisir de Françoyse Krier est de partir à la rencontre de paysages, des gens et de leur mode de vie. De suivre les pas de Colette en Puisaye, de George Sand en Berry, d’Alain-Fournier en Sologne, de Daudet, Mistral, Pagnol en Provence… Et de Voltaire depuis les intéressants séjours à Cirey, en Belgique et à Berlin/Potsdam, ce dernier mis en page par ses soins.

A suivre bientôt en Alsace et dès juillet sur son site fykmag.com