1760-2010

250 ans plus tard, nous voici en 2010 auprès de Voltaire, 66 ans, qui met déjà un point final à ses Mémoires. L’éternel mourant ignore, bien sûr, que le destin lui réserve encore dix-huit années à vivre – et à quel rythme !

Voltaire a mal aux dents. Ou du moins à celles qui lui restent. Un certain Lécluze vient à Ferney. Acteur de la troupe de Stanislas à Lunéville, auteur de textes poissards et chirurgien-dentiste. S’il ne guérit pas Voltaire de ses maux, du moins fait-il beaucoup rire madame Denis.

« Qui terre a, et qui plume a, guerre a », cette devise lui va désormais comme un gant. Le voici guerroyant contre jansénistes et jésuites. « Ecrasons l’infâme », cette injonction apparaît en 1760. Elle sera à jamais inséparable du philosophe et de l’idée que le monde s’en fera.

Dans sa nouvelle demeure seigneuriale, les plâtres sont à peine secs. Voltaire passe encore des Délices à Tournay et de Tournay à Ferney. « Je me ralentis sur mes bâtiments. Je vais selon le temps, et ce n’est assurément pas le temps de décorer des châteaux ».

Feuilleter l’ouvrage: Voltaire à Ferney 1760-2010

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