1759-2009

Voilà 250 ans, en 1759, Voltaire venait à peine d’acquérir le château que déjà, tout en continuant de vivre aux Délices de Genève, il y entreprenait d’importants travaux et s’empressait, grâce à la charrue à semoir inventée par le Genevois Lullin de Châteauvieux, d’améliorer la production de ses nouvelles terres.

1759, année essentielle, voit aussi la publication de Candide, interdit aussitôt que paru. Comme à son habitude, Voltaire fait mine de n’en pas connaître l’auteur et parle d’une « coïonnerie » qu’on lui impute à tort. C’est aussi en 1759 que Ferney figure pour la première fois en tête de sa Correspondance et la première fois que le philosophe utilise une expression qui le suivra dans tous ses combats : « écrasons l’infâme ». Il rédige aussi ses Mémoires, qu’il souhaite ne voir publier qu’après sa mort, et dans lesquels il règle ses comptes avec ses ennemis de toujours et ceux qui le sont devenus, comme Frédéric II.

« Voltaire à Ferney, 1759-2009 », ce sont aussi des anecdotes comme ce procès intenté au nouveau seigneur de Ferney parce que ses vaches avaient piétiné une vigne voisine. C’est enfin la savoureuse reconstitution des «brèves de comptoir» tenues le dimanche après la messe au « cabaret » de Louis Zin, l’actuelle boulangerie de Ferney, par deux facétieux laboureurs, Dailledouze et Dutil, qui commentent, un verre de vin ferneysien à la main, l’actualité de 1756… et de 2009.

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