b. Correspondance littéraire

Deux documents recueillis dès 1778 dans la Correspondance littéraire

La référence des documents est : Correspondance littéraire de Friedrich Melchior Grimm [continuée à partir de 1773 par Jakob Heinrich Meister], éd. Maurice Tourneux, Paris, 1877-1882, t. XII, p. 185-188 et 188-193. Un manuscrit original apparemment conservé n’a pas pu être exploité à temps pour la présente parution.

La célèbre Correspondance littéraire de Grimm, Diderot et autres, était rédigée en 1778 par Jakob Heinrich Meister. Le vif intérêt de ce périodique manuscrit, ébruité dès sa mise en chantier, donna lieu à diverses impressions partielles à partir de 1813. Une nouvelle édition est actuellement en cours, sous la direction d’Ulla Kölving (Centre International d’étude du XVIIIe siècle, Ferney-Voltaire, six volumes parus depuis 2006, couvrant les années 1753-1759).

L’intitulé de l’un et l’autre document évoque une provenance maçonnique plus ou moins directe — on suppose qu’une main profane aura corrigé l’indication originelle du mois d’avril, « deuxième » mois du calendrier de l’ordre. Par exception, les graphies originales ont été conservées dans les transcriptions ci-dessous.

Du journalisme plus ou moins sensationnel — le « sujet » Voltaire y prêtant évidemment en 1778 —, on est passé à la relation véridique, appliquée, circonstanciée, attentive au détail sans trop de minutie, au vécu des émotions sans indiscrétion, au sens, au sérieux des enjeux sans ostentation. L’ensemble fait sérieux sans sectarisme — un ton Neuf Sœurs est ici presque sensible, par comparaison avec d’autres écrits maçonniques de la même époque. Il s’agit d’investir d’une portée historique la double rencontre de Voltaire et des francs-maçons — dans le récit tel qu’il se déroule comme dans les faits donnés à voir, à entendre et à imaginer.

On notera que plusieurs personnages de ces récits de témoignage reparaîtront sur un autre plan dans la seconde partie de notre brochure, cette fois comme auteurs de morceaux d’éloge ou d’hommage : cas de Lalande, La Dixmerie, Roucher, Mercier — sans compter le roi de Prusse, évoqué en ombre dans le discours du vénérable au néophyte.

 

Extrait de la Planche à tracer de la respectable Loge des Neuf-Sœurs,

à l’Orient de Paris,

le septième jour du quatrième [deuxième] mois de l’an de la vraie lumière 5778.

 

Le frère abbé Cordier de Saint-Firmin a annoncé à la loge qu’il avait la faveur de présenter, pour être un apprenti maçon, M. de Voltaire. Il a dit qu’une assemblée aussi littéraire que maçonnique devait être flattée du désir que témoignait l’homme le plus célèbre de la France, et qu’elle aurait infailliblement égard, dans cette réception, au grand âge et à la faible santé de cet illustre néophyte.

Le vénérable frère de Lalande a recueilli les avis du très-respectable frère Bacon de la Chevalerie, grand orateur du Grand Orient, et celui de tous les frères de la loge, lesquels avis ont été conformes à la demande faite par le frère abbé Cordier. Il a choisi le très-respectable frère comte de Stroganof, les frères Cailhava, président Meslay, Mercier, marquis de Lort, Brinon, abbé Remy, Fabrony et Dufresne, pour aller recevoir et préparer le candidat. Celui-ci a été introduit par le frère Chevalier de Villars, maître des cérémonies de la loge ; et l’instant où il venait de prêter l’obligation a été annoncé par les frères des colonnes d’Euterpe, de Terpsichore et d’Erato, qui ont exécuté le premier morceau de la troisième symphonie à grand orchestre de Guenin. Le frère Capperon menait l’orchestre ; le frère Chic, premier violon de l’électeur de Mayence, était à la tête des seconds violons; les frères Salantin, Caravoglio, Olivet, Balza, Lurschmidt, etc. se sont empressés d’exprimer l’allégresse générale de la loge en déployant leurs talens si connus dans le public, et particulièrement dans la respectable loge des Neuf-Sœurs.

Après avoir reçu les signes, paroles et attouchements, le frère de Voltaire a été placé à l’Orient, à côté du vénérable. Un des frères de la colonne de Melpomène lui a mis sur la tête une couronne de laurier, qu’il s’est hâté de déposer. Le vénérable lui a ceint le tablier du frère Helvétius, que la veuve de cet illustre philosophe a fait passer à la loge des Neuf-Sœurs, ainsi que les bijoux maçonniques dont il faisait usage en loge, et le frère de Voltaire a voulu baiser ce tablier avant de le recevoir. En recevant les gants de femme, il a dit au frère marquis de Villette : «Puisqu’ils supposent un attachement honnête, tendre et mérité, je vous prie de les présenter à Belle et Bonne. »

Alors le Vénérable Frère de Lalande a pris la parole, et a dit :

« Très-cher Frère, l’époque la plus flatteuse pour cette loge sera désormais marquée par le jour de votre adoption. Il fallait un Apollon à la loge des Neuf-Sœurs, elle le trouve dans un ami de l’humanité, qui réunit tous les titres de gloire qu’elle pouvait désirer pour l’ornement de la maçonnerie.

« Un roi dont vous êtes l’ami depuis long-temps, et qui s’est fait connaître pour le plus illustre protecteur de notre ordre, avait dû vous inspirer le goût d’y entrer ; mais c’était à votre patrie que vous réserviez la satisfaction de vous initier à nos mystères. Après avoir entendu les applaudissements et les alarmes de la nation, après avoir vu son enthousiasme et son ivresse, vous venez recevoir dans le temple de l’amitié, de la vertu et des lettres, une couronne moins brillante, mais également flatteuse et pour le cœur et pour l’esprit.

« L’émulation que votre présence doit y répandre, en donnant un nouvel éclat et une nouvelle activité à notre loge, tournera au profit des pauvres qu’elle soulage, des études qu’elle encourage, et de tout le bien qu’elle ne cesse de faire.

« Quel citoyen a mieux que vous servi la patrie en l’éclairant sur ses devoirs et sur ses véritables intérêts, en rendant le fanatisme odieux et la superstition ridicule, en rappelant le goût à ses véritables règles, l’histoire à son véritable but, les lois à leur première intégrité ? Nous promettons de venir au secours de nos frères, et vous avez été le créateur d’une peuplade entière qui vous adore, et qui ne retentit que de vos bienfaits : vous avez élevé un temple à l’Éternel ; mais, ce qui valait mieux encore, on a vu près de ce temple un asile pour des hommes proscrits, mais utiles, qu’un zèle aveugle aurait peut-être repoussés. Ainsi, très-cher Frère, vous étiez franc-maçon avant même que d’en recevoir le caractère, et vous en avez rempli les devoirs avant que d’en avoir contracté l’obligation entre nos mains. L’équerre, que nous portons comme le symbole de la rectitude de nos actions ; le tablier, qui représente la vie laborieuse et l’activité utile ; les gants blancs, qui expriment la candeur, l’innocence et la pureté de nos actions ; la truelle, qui sert à cacher les défauts de nos frères, tout se rapporte à la bienfaisance et à l’amour de l’humanité, et par conséquent n’exprime que les qualités qui vous distinguent ; nous ne pouvions y joindre, en vous recevant parmi nous, que le tribut de notre admiration et de notre reconnaissance. »

Les frères de La Dixmerie, Garnier, Grouvelle, Echard, etc., ont demandé la parole, et ont lu des pièces de vers qu’il serait trop long de rapporter ici.

Le frère nouvellement reçu a témoigné à la Respectable loge qu’il n’avait jamais rien éprouvé qui fût plus capable de lui inspirer les sentiments de l’amour-propre, et qu’il n’avait jamais senti plus vivement celui de la reconnaissance. Le frère Court de Gébelin a présenté à la loge un nouveau volume de son grand ouvrage, intitulé le Monde primitif, et l’on y a lu une partie de ce qui concerne les anciens mystères d’Eleusis, objet très-analogue aux mystères de l’art royal.

Pendant le cours de ces lectures, le frère Monnet, peintre du roi, a dessiné le portrait du frère de Voltaire, qui s’est trouvé plus ressemblant que ceux qui ont été gravés, et que toute la loge a vu avec une extrême satisfaction.

Après que les diverses lectures ont été terminées, les frères se sont transportés dans la salle du banquet, tandis que l’orchestre exécutait la suite de la symphonie dont nous avons parlé. On a porté les premières santés. Le cher frère de Voltaire, à qui son état ne permettait pas d’assister à tout le reste de la cérémonie, a demandé la permission de se retirer. Il a été reconduit par un grand nombre de frères, et ensuite par une multitude de profanes, au bruit des acclamations dont la ville retentit toutes les fois qu’il paraît en public.


SÉANCE DE LA LOGE DES NEUF-SŒURS

Fête du 28 novembre 1778.

L’avantage qu’avait eu la loge des Neuf-Sœurs de recevoir le F∴ de Voltaire ne pouvait manquer de l’intéresser spécialement à sa gloire, et, ayant eu le malheur de le perdre, elle résolut de rendre hommage à sa mémoire, en faisant prononcer son éloge. Le F∴ de La Dixmerie, l’un de ses orateurs, se chargea de cet emploi. Le F∴ abbé Cordier de Saint-Firmin, instituteur de la loge, qui avait déjà présenté le F∴ de Voltaire, dont le zèle dévorant pour l’accroissement et la gloire de cette société se manifeste dans toutes les occasions, se chargea de préparer un local convenable à la cérémonie, et de disposer toute l’ordonnance de la fête ; et les FF∴ les plus célèbres dans cette capitale par leur réputation ou leur naissance s’empressèrent à seconder le désir de la loge par le concours le plus flatteur.

Les travaux ayant été ouverts dès le matin, la loge accorda l’affiliation à plusieurs frères distingués : le F∴ prince Emmanuel de Salm-Salm, le F∴ comte de Turpin-Crissé, le F∴ comte de Milly, de l’Académie des sciences ; le F∴ d’Ussieux, le F∴ Roucher, le F∴ de Chaligny, habile astronome de la principauté de Salm.

  1. Greuze, peintre du roi, fut reçu maçon suivant toutes les règles. La loge ayant été fermée, on descendit dans la salle où devait être prononcé l’éloge funèbre. Cette salle, qui a trente-deux pieds de long, était tendue en noir et éclairée par des lampes sépulcrales ; la tenture relevée par des guirlandes or et argent qui formaient des arcs de distance en distance ; elles étaient séparées par huit transparents suspendus par des nœuds de gaze d’argent, sur lesquels on lisait des devises que le F∴ abbé Cordier avait tirées des ouvrages du F∴ de Voltaire, et qui étaient relatives à son apothéose dans la loge.

La première à droite en entrant :

De tout temps… la vérité sacrée
Chez les faibles humains fut d’erreur entourée.

La première à gauche en entrant :

… Qu’il ne soit qu’un parti parmi nous,
Celui du bien public et du salut de tous.

La seconde à droite :

Il faut aimer et servir l’Être suprême, malgré les superstitions et le fanatisme qui déshonorent si souvent son culte.

La seconde à gauche : Il faut aimer sa patrie, quelque injustice qu’on y essuie.

La troisième à droite :

J’ai fait un peu de bien, c’est mon meilleur ouvrage.
Mon séjour est charmant, mais il était sauvage…
La nature y mourait, je lui portai la vie ;
J’osai ranimer tout : ma paisible industrie
Rassembla des colons par la misère épars ;
J’appelai les métiers qui précèdent les arts.

La troisième à gauche :

Si ton insensible cendre
Chez les morts pouvait entendre
Tous ces cris de notre amour,
Tu dirais dans ta pensée :
Les dieux m’ont récompensée
Quand ils m’ont ôté le jour.

La quatrième à droite :

Nous lisons tes écrits, nous les baignons de larmes.

La quatrième à gauche :

Tout passe, tout périt, hors ta gloire et ton nom :
C’est là le sort heureux des vrais fils d’Apollon.

On entrait dans cette salle par une voûte obscure et tendue de noir, au-dessus de laquelle était une tribune pour l’orchestre, composé des plus célèbres musiciens ; le F Piccini dirigeait l’exécution.

Plus loin, et à cinquante-deux pieds de distance, on montait par quatre marches à l’enceinte des grands-officiers, au haut de laquelle était le tombeau surmonté d’une grande pyramide gardée par vingt-sept FF, l’épée nue à la main. Sur le tombeau étaient peintes : d’un côté, la Poésie ; de l’autre, l’Histoire pleurant la mort de Voltaire, et sur le milieu on lisait ce vers tiré de la Mort de César :

La voix du monde entier parle assez de sa gloire.

En avant étaient trois tronçons de colonnes sur lesquels étaient des vases où brûlaient des parfums ; sur celui du milieu on avait placé les œuvres de Voltaire et des couronnes de laurier.

Les FF de la loge ayant pris leurs places, les visiteurs ont été introduits au son des instruments, qui exécutaient la marche des prêtres dans l’opéra d’Alceste, ensuite un morceau touchant d’Ernelinde.

Mme Denis, nièce de M. de Voltaire, accompagnée de Mme la marquise de Villette, que ce grand homme avait pour ainsi dire adoptée pour sa fille, ayant fait demander de pouvoir entendre l’éloge funèbre qu’on allait prononcer, elles furent introduites, et le V F de Lalande, adressant la parole à Mme Denis, lui a dit :

« Madame, si c’est une chose nouvelle pour vous de paraître dans une assemblée de maçons, nos frères ne sont pas moins étonnés de vous voir orner leur sanctuaire. Il n’était rien arrivé de semblable depuis que cette respectable enceinte est devenue l’asile des mystères et des travaux maçonniques ; mais tout devait être extraordinaire aujourd’hui. Nous venons y déplorer une perte telle que les lettres n’en firent jamais de semblable ; nous venons y rappeler la satisfaction que nous goûtâmes lorsque le plus illustre des Français nous combla de faveurs inattendues, et répandit sur notre loge une gloire qu’aucune autre ne pourra jamais lui disputer. Il était juste de rendre ce qu’il eut de plus cher témoin de nos hommages, de notre reconnaissance, de nos regrets. Nous ne pouvions les rendre dignes de lui qu’en les partageant avec celle qui sut embellir ses jours par les charmes de l’amitié ; qui les prolongea si longtemps par les plus tendres soins ; qui augmentait ses plaisirs, diminuait ses peines, et qui en était si digne par son esprit et par son cœur. La jeune mais fidèle compagne de vos regrets était bien digne de partager les nôtres ; le nom que lui avait donné ce tendre père en l’adoptant nous apprend assez que sa beauté n’est pas le seul droit qu’elle ait à nos hommages. Je dois le dire pour sa gloire ; j’ai vu les fleurs de sa jeunesse se flétrir par sa douleur et par ses larmes à la mort du F de Voltaire… L’ami le plus digne de ce grand homme, celui qui pouvait le mieux calmer notre douleur, le fondateur du nouveau monde, se joint à nous pour déplorer la perte de son illustre ami. Qui l’eût dit lorsque nous applaudissions avec transport à leurs embrassements réciproques, au milieu de l’Académie des sciences, lorsque nous étions dans le ravissement de voir les merveilles des deux hémisphères se confondre ainsi sur le nôtre, qu’à peine un mois s’écoulerait de ce moment flatteur jusqu’à celui de notre deuil ? »

Les députés de la loge de Thalie ayant demandé d’être entendus, le F de Coron, portant la parole, prononça un discours très pathétique, relatif aux circonstances.

Le F de La Dixmerie lut un éloge circonstancié et complet de la personne, de la vie et des ouvrages du F de Voltaire. Nous n’entrerons point dans le détail de cet ouvrage, qui est actuellement imprimé, qui méritait à tous égards l’empressement du public, et qui réunissait le mérite du sentiment, de l’esprit et de l’érudition.

Après l’exorde, la musique exécuta un morceau touchant de l’opéra de Castor, appliqué à des paroles du F Garnier pour Voltaire. Après la première partie du discours, il y eut un morceau pareil de l’opéra de Roland.

À la fin de l’éloge, la pyramide sépulcrale disparut, frappée par le tonnerre ; une grande clarté succéda à l’horreur des ténèbres ; une symphonie agréable remplaça les accents lugubres, et l’on vit, dans un immense tableau du F Goujet, l’Apothéose de Voltaire.

On y voit Apollon accompagné de Corneille, Racine, Molière, qui viennent au-devant de Voltaire sortant de son tombeau ; il leur est présenté par la Vérité et la Bienfaisance. L’Envie s’efforce de le retenir en tirant son linceul, mais elle est terrassée par Minerve. Plus haut se voit la Renommée qui publie le triomphe de Voltaire, et sur la banderole de sa trompette on lit ces vers de l’opéra de Samson :

Sonnez, trompette, organe de la gloire,
Sonnez, annoncez sa victoire.

Le V F de Lalande. le F Greuze et Mme de Villette ayant couronné l’orateur, le peintre et le F Franklin, tous trois déposèrent leurs couronnes au pied de l’image de Voltaire.

Le F Roucher lut de très-beaux vers à la louange de Voltaire, qui feront partie de son poème des Douze Mois.

Que dis-je ? ô de mon siècle éternelle infamie !
L’hydre du fanatisme à regret endormie,
Quand Voltaire n’est plus, s’éveille, et lâchement
À des restes sacrés refuse un monument.
Eh ! qui donc réservait cet opprobre à Voltaire ?
Ceux qui, déshonorant leur pieux ministère,
En pompe hier peut-être avaient enseveli
Un Calchas soixante ans par l’intrigue avili ;
Un Séjan sans pudeur, qui, dans les jours iniques,
Commandait froidement des rapines publiques.
Vainement leur grandeur fut leur unique dieu ;
Leurs titres et leurs noms vivants dans le saint lieu
S’élèvent sur le marbre, et jusqu’au dernier âge
S’en vont faire au ciel même un magnifique outrage.
Pouvaient-ils cependant se flatter du succès,
Les obscurs ennemis du Sophocle français ?
La cendre de Voltaire en tous lieux révérée
Eût fait de tous les lieux une terre sacrée :
Où repose un grand homme un dieu doit habiter.

On fit la quête ordinaire de la loge pour les pauvres écoliers de l’Université qui se distinguent dans leurs études.

Le F abbé Cordier de Saint-Firmin proposa en outre de déposer cinq cents livres chez un notaire pour faire apprendre un métier au premier enfant pauvre qui naîtrait sur la paroisse de Saint-Sulpice après les couches de la reine, et plusieurs FF offrirent d’y contribuer.

Les FF passèrent ensuite dans la salle du banquet, au nombre de deux cents. On fit l’ouverture de la loge de table, et l’on tira les santés ordinaires, en joignant à la première celle des treize États-Unis, représentés à ce banquet par le F Franklin.

Au fond de la salle on voyait un arc de triomphe formé par des guirlandes de fleurs et des nœuds de gaze or et argent, sur lequel parut tout à coup le buste de Voltaire, par M. Houdon, donné à la loge par Mme Denis ; la satisfaction de tous les FF fut égale à leur surprise, et ils marquèrent par de nouveaux applaudissements leur admiration et leur reconnaissance.

Le F prince Camille de Rohan ayant demandé d’être affilié à la loge, on s’empressa de nommer des commissaires suivant l’usage.

Le F Roucher lut encore plusieurs morceaux de son poème des Douze Mois, et d’autres FF s’empressèrent également de terminer les plaisirs de cette fête par d’autres lectures intéressantes.

Mémoires secrets

Correspondance littéraire

Frère Mercier

La Dixmerie

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